Affaire Polanski : Les filles de rien et les hommes entre eux par Lola Lafon et Peggy Sastre
Golfe du Mexique : Plus de 27 000 puits de pétrole abandonnés
Intervention Sarkozy : à quand une procédure d’impeachment en France ? par le Yéti
GRADOWSKI Zalmen : Au cœur de l’enfer
Debout les femmes !

Je craque lettre ouverte à Woerth de Mister T.
STESS AND STRESS STRESS par Andy Vérol
Bettencourt/ Woerth : L’argent n’a pas d’odeur
E. Woerth mérite sa retraite
Mais oui Liliane Bettencourt a toute sa tête !
Un goût de salive dans l’air lent par Andy Vérol
Le clochard ricanant
Les ex’cuses une nouvelle de Séverine Capeille
Des noirs qui implorent et supplient... par Andy Vérol
Les méfaits de l’Autofiction 
Tout le monde se foutait de nous. On faisait des dessins sur nos peaux. On regardait des films porno toute la journée, on s’indignait que nos enfants puissent les regarder, on regardait des films sur les enfants soldats, on trouvait ça caca, on partait bosser chaque jour pour faire fonctionner le système qui nous détruisait.
On regardait du foot, on installait des panneaux solaires, on affirmait pouvoir changer le monde sans violence sans révolution, c’était tellement aisé avec nos frigos pleins de pots de yaourts pétrole, de kiwi ayant fait 5000 bornes pour finir dans nos estomacs archi pleins.
On regardait des émissions sur les régimes, sur les stars qui se droguaient, on se disait tous de gauche, tous libéraux tous pour l’économie de marché pour les entreprises pour les syndicats pour les retraites, pour les économies, pour les “on n’a pas l’choix, sinon ce seront nos enfants qui paieront la note.
Nos enfants se branlaient sur internet regardaient des gang bands avec la maman qui suce le fiston du nouveau papa de la famille recomposée. On se faisait chier dans les bouchons pour se faire chier dans des hôtels des campings pour râler redire qu’on en avait marre de payer et on payait et on était tous pour le rock et les associations humanitaires, contre les guerres, contre les 4x4, pour les bio-carburants.
On avait des beaux jeans plus si chers et on mangeait des mangues et du saumon fumé à Noël, on ne s’offrait plus des oranges et on aimait les émissions de déco, on trouvait ça utile les psy et le fait de souscrire à des assurances.
On n’aimait pas les mecs riches qui s’en mettait plein les fouilles alors qu’il y avait de la misère, mais on rêvait de gagner au Loto.
On avait peur de la Chine et de la banquise qui fondaient.
On s’achetait de la vaisselle chez Ikéa et on faisait du ski sur herbe. On aimait bien les rebelles et on détestait les pédophiles. On voulait plus de massacres, on soutenait les peuples oppressés à l’occasion des Jeux Olympiques oh les dégueulasses. On détestait les FARC, on adorait les Obama et les films de Tarantino, on soutenait les pêcheurs et on détestait le massacre des poissons...
Andy Vérol est l’auteur du roman : "Les Derniers Cow-boys français" ausx éditions pimientos
Très tôt j’ai détesté "L’ours" et "Le grand bleu". Plus tard « Amélie Poulain ». Je détestais les années 80 et lorsqu’avec un certain recul je les regarde encore je me demande comment j’ai pu survivre à tant de cynismes et de contentement de soi.
Ces années, celles de mon adolescence, ont inauguré ma détestation des modes spectaculaires et marchands auxquelles je n’ai céder qu’à une seule exception lorsque à la fin des années 90 j’ai cru trouver parmi de plus jeunes gens lettrés, et l’amour, et le sentiment partagé de ne jamais vouloir en rétrocéder à ce monde. Or ces jeunes gens sont devenus, peu ou prou, pour la plupart, ce qu’ils craignaient de devenir ou plus justement ce qu’ils savaient savoir devenir parce que leurs aînés n’en attendaient pas moins, parce qu’ils savaient devoir en passer par une certaine forme d’aliénation pour satisfaire leurs ambitions. On ne m’y reprendra plus qu’à la condition de briser cet édifice de méfiance conçu pour les hauts de formes et de brillants sujets.
Il demeure les évidences du vivant et "cette conscience épidermique du vivant", la poésie quotidienne à chaque coin de rue et lorsqu’ils auront cessé de parler pour ne rien dire ou pour se contredire l’instant d’après, il restera ce bûcher du vieux monde.
Ils l’alimenteront et les femmes enjamberont les flammes, leurs jambes humides et noircies par la chaleur et le charbon, leurs robes voleront au vent comme William Carlos Williams en introduction au poème "Howl" écrivait "Mesdames soulevez vos jupes nous entrons en enfer" !
oUI mais "on" c’est "je" + "nous" . Il lui suffirait de retirer le nous du on ce qui enlèverait tout le charme de son texte.
lui
Le titre n’est pas de moi, et il se trouve qu’il est parfaitement choisi... Lorsque vous renvoyez ce "on" à un "je" accusatoire à mon encontre, vous ne faites que parler de vous... Et votre "je", n’en déplaise, fait partie ce "on" bien choisi, puisque je ne suis aucun cas l’auteur du titre... Quoiqu’il en soit, j’ai eu à me replonger dans une activité... où il y a des collègues... Non pas pour gagner de l’argent, puisque j’ai perdu près de 50% de mes assedics passés, mais parce que j’avais envie de doigter de nouveau le monde pour me sentir vivant...
Bref, une collègue ne mangeait plus de viande, écolo à mort, avec l’obligation de bouffer des pillules de magnesium et tu tofu pour compenser ses carences... d’occidentale de gauche, militante...
Bref, la cocotte n’est pas mince, ce qui n’est pas un problème. Mais donc assez nourrie... Et lors de la réunion hebdomadaire, elle avait une bouteille d’évian en plastique pour boire... Comme je ne comprenais rien à ce qui se racontait dans cette réunion, je n’avais que ça à foutre... Je lui ai dit que le Tofu et autres pillules de magnésium étaient emballés dans du pétrole, du papier, et transportés dans des bateaux, avions, camions, et j’en passe... Que sais-je encore... Elle nous a gonflé 5 minutes pour nous dire qu’il fallait mettre le papier usager dans des piles de brouillons, pour "l’environnement", dit-elle... Ouais elle a le droit... Sauf que chacun de ses gestes, chacune de ses protestations bien pensantes, n’étaient que des actes infects garantissant encore et encore une dégradation fumeuse du monde...
Je lui ai dit un truc que j’ai écrit hier soir dans mon lit, et elle a été stupéfaite, limite haineuse lorsqu’elle a fini d’entendre ça : "On n’était pas à l’heure des injustices ou des inégalités en Europe. En Occident, on était à la vie, le siècle de la répartition des gachis. Le pétrole bradé avait affamé des peuples entiers, corrompu des dirigeants, et repu des occidentaux "gauchos" chiants sans cesse leur aveuglement dans la face du monde/la/télé : "Oh je souffre de voir souffrir..."
"J’aimerais bien écrire sur les murs, mais je sais pas quoi"..
Happy birthday 2U..68.
T’inquiète Delcuse, la réponse a pas tardé.
La chienlit c’était bien lui..
Sinon, contre-culture, mon contre-cul..
Encore une formule à la con du YZ.
Do my best..
@+ al

