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Les grandes surfaces de la crise

Catégorie société
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Un petit voyage au sein des distributeurs du monde alimentaire français en ces temps de crise

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Introduction

La crise ! La crise ! ... ce mot est diffusé, martelé, seriné... galvaudé, détourné, instrumentalisé... avalé, digéré, approprié... chié ! En quoi cette crise devrait-elle nous ébaubir ?

- Qu’a t’elle révélé de si étourdissant ? Que de sales connards ont une mentalité de vide-ordures qui le dispute à leur incompétence ? Que certains ont spéculé, triché, trompé... consciemment, patiemment, délibérément ? Que ce modèle économique présenté comme une science et comme le seul garant de l’avancée humaine n’est qu’une supercherie de plus ? - Que va t’elle changer si radicalement ? Moins de travail ? pourquoi, les courbes du chômage étaient en baisse ? Moins de pouvoir d’achat ? ce n’est pas grave, passer l’euro à 65,59 francs français et le tour est joué Plus de précarité ? Et oui, la classe moyenne poursuit sa lente glisse vers le précipice, rejoindre ceux qu’on ne voulait pas voir jusqu’alors.

Une fois que ce mot est lâché, souvent d’ailleurs par les mêmes qui nous juraient des jours radieux, il est de bon ton de tirer sur les coupables de rigueur : les financiers, la bourse, la spéculation, l’ultralibéralisme. Pittoresque d’entendre, sans que personne ne s’en offusque, les chantres d’hier du libéralisme crier plus fort que les autres que ce modèle économique a montré ses abus et ses limites, du gouvernement au médiocre chroniqueur, en passant par l’approximatif spécialiste. Fatiguant de les voir interpeller ceux qui le dénoncent depuis des lustres et de leur reprocher de ne pas avoir de solutions pour sortir de ce merdier. Tout cela dans une acceptation religieuse et une médiatisation qui serait croustillante si elle n’était pas pathétique.

A cogner.

Alors aujourd’hui, on lance des flèches sur les traders, sur les banques, sur la bourse, sur les paradis fiscaux, sur les placeurs véreux. Aujourd’hui on parle de nationalisation, de services publics, d’organes de contrôle sans se faire traiter de communiste primaire ou de collectiviste ahuri.

A pleurer.

Certains, quelque fois les mêmes, utilisent cette crise pour communiquer. Ils montrent sans aucune gêne leurs participations au grand mouvement d’entraide, ils parlent de placements sains, ils nous draguent avec leur indéniable effort dans le combat du pouvoir d’achat, à leur sacrifice poignant pour apporter leur aide.

A vomir.

Parmi ceux là, relativement discrets et pour le coup assez satisfaits que la foudre ne les frappe pas, il y a les grandes surfaces. Ceux là sont à la jointure, le cul entre deux chaises. Ils font des bénéfices records même si leurs chiffres d’affaire diminuent sensiblement et en même temps reconduisent gentiment les personnes âgées qui volent dans les étalages. Pas facile, je vous le dis, pas facile d’être des gentils.

Alors on se saigne ...

Prix de certains produits bloqués, annonces de promotions de vingt, trente ou quarante pourcent. Les super et hypermarchés sont nos amis. Parallèlement, augmentation de vingt pourcent des budgets de communication pour mieux annoncer la bonne parole, mieux sensibiliser le consommateur frileux, sur leurs efforts si désintéressés. Il faut croire que la baisse clamée de leurs chiffres d’affaire ne les paralyse pas trop. Autre surprise, pour repérer ce centième de produits dont le prix a baissé de vingt pourcent, il faut se farcir l’intégralité des autres qui eux n’ont pas changé de prix ou ont augmenté. Le but ne serait pas d’aider mais d’attirer le gogo ?. Non, il s’agit manifestement d’une erreur. Si, au-delà de ces baisses publicitaires, les autres produits ont augmenté de cent, cent cinquante, voire deux cents pourcents, il serait malhonnête d’en tirer des conclusions. Pire, les étiquettes sont quelque fois mal placées et laisse d’autres produits proches, qui eux n’ont pas baissé, se faire attraper. Que dire aussi des produits dont le prix a baissé en même temps que la quantité... ? Si vous pensez que tous ces indices procèdent d’une volonté délibérée de vol qualifié, c’est la preuve que décidément vous avez un mauvais esprit.

Alors on combat la solitude

Notre Nicolas tant réactif au niveau des paroles, a préparé le terrain. Comme à son habitude, il a appelé le marchand de sable pour nous apprendre sa dernière berceuse. Dans le combat qu’il mène contre la détresse de nos concitoyens, il nous parle des salariés qui aimeraient bien travailler le dimanche histoire de gagner plus. Mais ne vous trompez pas, il s’agira d’une solution proposée sur la base du volontariat, car avouons-le, on peut trouver aussi d’autres personnes qui souhaiteraient conserver leur dimanche pour se retrouver en famille. Moi, j’aurais aimé que l’on soulève le cas de tous ceux, bientôt plus nombreux, qui n’auront pas le choix, mais c’est du mauvais esprit. Mauvais esprit aussi de penser que le vatican ne sera pas content de voir que tant monde ne pourra plus aller à l’église.

Imaginons à présent que le travail dominical soit autorisé. Le fait qu’une grande surface choisisse cette option conduira inéluctablement les autres grandes surfaces, pour des raisons de concurrence, à faire de même. En peu de temps toutes les grandes surfaces seront ouvertes le dimanche, sans parler des plus petites surfaces qui subiront les mêmes contraintes sous peine de finir de crever complètement. Les employés n’auront alors plus le choix, ils seront forcés de travailler les dimanches, cette obligation apparaissant dans les contrats de travail.

Mieux vaut un contrat de travail merdique que pas de contrat de travail, non ?

Et pour la question “Ce n’est pas trop dur de travailler le dimanche ?“, Notre inénarrable tsar lâchera avec un humour de malabar, que ce jour compte vingt-quatre heures comme les autres. Nous devrons pratiquement tous travailler le dimanche, c’est une question de temps, tout comme le fait de le faire pour deux fois plus ne sera qu’une lointaine assurance, comme les autres. Mais pour l’heure, les grandes surfaces jubilent d’avoir un ami au gouvernement qui les aident dans cette difficile lutte contre la crise.

Alors on demande un effort aux autres

Un coup de marge avant... la marge avant c’est la marge directe, commune, considérée comme normale. Un prix d’achat au fournisseur puis un prix plus élevé en rayon. La différence, la marge avant.

Un coup de marge arrière... la marge arrière est un racket, pur et simple. Elle est constituée de budgets reversés par les fournisseurs aux grands distributeurs généralement en fin d’année, comme rémunération commerciale que lui apporte l’enseigne. Mais la grande distribution a atteint aujourd’hui une telle taille qu’elle peut se permettre de racketter tous les industriels qui cherchent à vendre leurs produits aux consommateurs. Les prestations qui correspondent à la marge arrière ne sont en réalité qu’un habillage servant à extorquer de l’argent aux fournisseurs. Plus le fournisseur est petit, plus il paiera cher la présence en rayon de ses produits ; plus le fournisseur est une grosse multinationale plus la présence incontournable de ses produits lui permettra de limiter la marge arrière qu’il donne aux enseignes. Elles étranglent les PME afin de récupérer ce qu’elles n’arrivent pas à prendre aux grandes entreprises (ils ont mis en faillite ainsi les principaux intervenants sur le marché du sel par exemple).

Un coup de BFR... Ces Besoins en Fonds de Roulement montrent que les grands distributeurs ont dépassé largement leurs rôles. Un magasin encaisse l’argent de ses clients immédiatement mais paye ses fournisseurs jusqu’à 120 jours. Entre-temps, ces masses de fric sont placées sur les marchés à court terme et nourrissent ces mouvements peu scrupuleux décriés en ce moment. Toutes ces grandes surfaces ont une entité financière derrière qui s’occupe de votre argent.

Alors la loi nous régule

Le législateur, une fois le pot aux roses découvert, a du se fendre d’une loi dans le but de protéger le petit commerce et les fournisseurs contre la pression des enseignes, sur les prix à la baisse et pour limiter l’influence des grands distributeurs. La loi Galand. Cette loi impose à tous les fournisseurs de publier officiellement un tarif pour leur produit qui doit être le même pour tous les distributeurs. Tous les commerçants, grands ou petits, sont obligés de se soumettre aux prix de ventes officiels. Un grand nombre de produits sont au même prix dans toutes les enseignes et la marge avant est nulle. Mais les petits commerces ont encore plus souffert car ils vivent de cette marge avant et n’ont pas de marges arrière. Du même coup, ces distributeurs ont décuplé la dureté des négociations de ces marges arrières et s’en sont trouvés du coup, renforcés. Bravo les législateurs ...

Mais Nicolas, le marchand de sable, revient. Il appuie la loi Jacob/Dutreil qui fixe les marges arrières à un maximum de 20% du prix du produit. Si elles dépassent alors on doit les répercuter sur les prix et donc le baisser. G é n i a l ... mais pas trop. Le manque à gagner va profiter aux très grands distributeurs qui ont des masses d’argent de coté et obliger les petites grandes surfaces à réduire les coûts, donc les salaires, donc le pouvoir d’achat. Ces baisses de salaire seront d’ailleurs reprises par les très grandes surfaces. Alors prix stables mais salaires en baisse... hum hum

Nicolas, très besogneux, défend la dernière loi : LME Loi de Modernisation de l’Economie. Elle prévoit, entre autres, la « liberté de négociation » et la libéralisation des autorisations d’ouverture des surfaces de moins de 1000 m2. Leclerc Michel-Edouard (LME ;-)) jubile et assure que c’est une idée vraiment super et qu’elle va permettre de faire baisser les marges des trusts de l’agro-alimentaire, tel Coca Cola ou Nestlé. Faux, ces trust s’ils sont présents ne représentent pas autant et les marques propres aux distributeurs (Leclerc par exemple) représentent de 25% à 40%. Ajoutons les PME et les coopératives agricoles qui représentent 10 ou 35% des ventes de la grande distribution, mais bon, eux on s’en fout, ils n’ont aucun pouvoir de négociation. Nous n’ajouterons pas les conséquences sur l’environnement qui sont manifestement totalement hors des préoccupations gouvernementales.

Alors on ne touche pas aux copains surtout s’ils sont gros

Les chiffres giflent et claquent. Personne ne touchera à ces mastodontes et surtout pas Nicolas. Certains commencent à penser qu’il faudrait les nationaliser, mais il faudra ensuite le dire, puis l’entendre, l’écouter et ... détourner la tête.

Les alliances et ruptures d’alliance des marques ou des centrales d’achat au niveau français comme au niveau européen ou mondial sont tels qu’il est très difficile de dénouer cet écheveau.

Au niveau français, cinq monstres se partagent le gâteau ...

Carrefour et Casino sont réunis sous la FCD qui est dirigée par Jérôme Bédier Auchan par la famille Mulliez - 1ere fortune française 2008 Leclerc par Leclerc - 60eme fortune française 2008 Carrefour par Lars Olofsson , fondateur Robert Halley 12eme fortune française 2008 Casino par Jean-Charles Naouri - 38eme fortune française 2008 Cora par Philippe Bouriez - 14eme fortune française 2008 - Jacques Bouriez lui succède

Ces cinq monstres ont une centrale d’achat

70% des achats des français servent à enrichir le cartel des cinq grandes surfaces. Ce sont, par ordre d’importance sur le marché ALIMENTAIRE français.
-  Carrefour-Promodès : 29% du marché alimentaire français. Numéro 2 mondial, numéro 1 européen
-  Lucie pour Leclerc et Super U. 22% du marché français. Lucie a disparu aujourd’hui.
-  Opéra pour Casino-Cora : Contrôle aussi Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic. 19% du marché français.
-  Le groupe Mulliez : propriétaire d’Auchan, Décathlon, et Boulanger. 14% du marché français.
-  Les Mousquetaires : groupe dont les filiales sont Intermarché, Netto, les centres auto Ready, etc. 13% du marché français.

Les dirigeants gravitent dans les hautes sphères

Auchan : la caste Mulliez Groupe familial imperméable, discret, clanique. Pas d’actions en bourse, pas de dévoiement politique connu hormis celle de la dévotion catholique frisant le protestantisme. Ils ont refusé les 100 Milliards proposés par Wall-Mart pour leur rachat.

Leclerc : Michel Edouard Leclerc Leclerc, symbole de la grande distribution et donc de la grande illusion, est la bête noire de certains députés. Mais le courant passe entre Nicolas et MEL. Michel-Edouard Leclerc a été l’interlocuteur principal de Nicolas Sarkozy pour la LME. Michel-Edouard Leclerc s’est rapproché autant que possible du tsar car il a compris que le terrain était plus favorable qu’avec Chirac notoirement hostile à la grande distribution. Il possède des magasins en Espagne, Pologne et Portugal. Il crée la SIPLEC, société mondiale d’importation de produits manufacturés dont l’essence, qui a la CONAD comme client avec les supermarchés Leclerc. La SIPLEC est dirigée par Denis Picard, éminence du Lions Club, La CONAD, groupe de distribution italien fait partie de Coopernic, une alliance européenne de chaînes de magasin.

System U : Serge Papin. En 1998 Système U s’associait en fanfare aux magasins Leclerc et créaient une centrale d’achat commune appelée « Lucie ». L’entente ne durera que trois ans, seul l’activité d’achat de carburant survécut et l’entité a été rebaptisée "Synergie" sans publicité. Groupement de commerçants indépendants travaillant ensemble au sein d’une coopérative.

Casino : Jean Charles Naouri. Ex-pdg de Moulinex (un expert donc ...). Membre du conseil consultatif de la Banque de France. Casino et Deutsche Bank ont signé un accord prorogeant jusqu’en 2011 le contrat d’equity swap portant sur la participation de 42,4% du capital de GMB, holding de contrôle des activités françaises du groupe Cora (qui détient 59 hypermarchés, principalement situés dans le Nord et à l’Est de la France), détenue par la banque allemande.

Cora : Le groupe belge Louis Delhaize, dirigé par Philippe puis Jacques Bouriez est actionnaire majoritaire de Cora via son holding GMB (voir casino)

Carrefour : Lars Olofsson, ancien de chez Nestlé. Blue Capital détentrice de 13,55% de son capital appartenant à Bernard Arnault et le fond colony (investisseur américain).

Mais se retrouvent tous ensemble pour une grand messe...

Alors on écoute d’autant plus que les copains sont en bandes

Dans les négociations avec les gouvernements ou les syndicats, il y a deux entités qui regroupent les acteurs du domaine alimentaire : la FCD et l’ANIA

FCD Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution, dirigée par Jérôme Bédier, Président de la commission Europe du Medef. La FCD a pour membres du bureau, Papin, bouriez, Naouri, dubrulle, olofsson, autrement dit, toutes les grandes surfaces, sauf MEL qui l’a quitté en 2006 avec Intermarché. Cette fédération est un lobby, très proche des ministres qui s’occupe plus de politique et de commerce que de problèmes de fédération. Il semblerait que cette fédération s’aligne le plus souvent sur la position de Carrefour.

ANIA Association Nationale des Industries Alimentaires regroupant les acteurs plus petits dans le domaine alimentaire (jus de fruits, lait, sucre, aliments pour animaux, coop, etc...). Cette association est dirigée par Jean René Buisson, président de la commission protection sociale du MEDEF .

Ces deux superstructures s’allient souvent avec le MEDEF (quelle surprise quand on voit les présidents respectifs, tous deux membres du MEDEF ) pour faire pression sur le gouvernement.

Finalement...

Finalement, rien de nouveau et une fois plus, un mot résume la construction actuelle de l’alimentaire Français, construction d’ailleurs conjuguée allègrement par le gouvernement actuel : C O L L U S I O N.

Prenons du recul... oui je sais, le recul, à l’instar du petit bout de la lorgnette, fait souffrir le sujet d’un manque de nuances, cependant, donne une vision globale qui est souvent salutaire (ne regardons nous pas certaines peintures en reculant de quelques pas pour mieux appréhender le sujet ?).

Nous avons une partie des grandes fortunes françaises qui alimentent les personnes les plus en difficultés dans notre pays. Ces personnes ont crée des monstres structurels, économiques et financiers, dont la présence le plus souvent européenne ou mondiale leur assure un monopole (ils ont résisté facilement contre des OPA de wallmart ou autres), sans pour autant se priver, pour certains d’entre eux, d’avoir des actionnaires étrangers.

Par les mécanismes des marges arrière, ils asphyxient totalement les fournisseurs (Loi Galand, Loi Jacob/Dutreil, LME ou pas) et par effet induit éliminent pratiquement tous les petits fournisseurs au profit des gros. La FNSEA devrait être là pour défendre les intérêts des producteurs mais en termes de collusion, ils ne sont pas derniers non plus (Président Jean-Michel Lemétayer, administrateur de la SOPEXA, dont parmi les actionnaires nous retrouvons le crédit agricole, l’ANIA, UNIGRAINS, etc...).

Ils se sont regroupés en fédération (FSD, ANIA) dont les présidents sont membres du MEDEF, pour faire pression sur le gouvernement pour servir au mieux leurs intérêts. Dans ce cadre, devinez un peu qui est pour le travail dominical ? En ce qui concerne les OGM (nous savons déjà que ce n’est pas la FNSEA qui va les entraver), ils sont très malins car ils ne se prononcent pas ouvertement et attendent que ce soit le gouvernement qui prenne la décision, s’agissant d’une question de santé publique, ce qui ne les empêche vraisemblablement pas de faire pression (la santé publique n’étant pas vraiment au cœur de leurs préoccupations). Pour les conditions de travail, je vous laisse juges... Leur seule crainte : les consommateurs. Mais par ces temps de baisse de pouvoir d’achat, quelle latitude reste au consommateur de base ?

C’est bizarre mais quelque part cette architecture, faite d’intérêts croisés, maillés comme un filet dont les consommateurs ne sont que les poissons prisonniers, me rappelle pas mal les montages financiers les plus douteux qui ont jeté tant de gens à la rue et qui sont actuellement honnis ouvertement. Non ?

Finalement, la nationalisation de ces hydres n’est peut-être pas si idiote ?



Publié le 13 avril 2009  par Laiguillon


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