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Rock’n roll animal ou l’un des plus grands Live de l’histoire du rock

3 novembre 2005

par Jimbo

(JPEG) Nous sommes en 1973 et Lou Reed qui vient de livrer coup sur coups deux albums studios mythiques (transformer et Berlin) est devenu l’incarnation vivante de l’artiste dégénéré et décadent.

Son allure de zombie et son look terrifiant (maquillage noir -cheveux rasés bracelet de cuir clouté), son mode vie extrême (alcool -drogues dures et médicaments) font de lui l’icône de toute une génération de paumés.

Squelette ambulant, plus mort que vivant, il enregistre le 21 décembre 1973 cet album live qui va rentrer dans la légende

5 titres (dont 4 du velvet underground dont Lou s’est pourtant définitivement détaché) 5 titres absolument fantastiques.

Epaulé par deux guitaristes (Steve Hunter et Dick Wagner)a qui le chanteur laisse libre cours d’exercer leur talent Lou va égrener et décortiquer dans l’ordre Sweet jane (après une intro inouïe)- heroin - white light white heat - Lady day - et conclure par rock’n roll.

5 titres point barre

(en fait la suite de cette prestation sera sortie par RCA en 1975 sous le titre de lou Reed live).

5 titres c’est peu et pourtant cela suffit pour faire de ce disque une tuerie totale, une référence absolue en matière de disque Live (l’incroyable version d’heroin étirée sur près de 13 minutes et décortiquée dans une ambiance limite jazzy puis d’une violence de métal brut justifie a elle seule l’achat de cet album.

Un album qui pour ma part s’est révélée déterminant dans ma vision du rock et découvert pour la première fois à 16 ans sur la radio cassette déglinguée d’un routard du coté d’Avignon.

Un choc dont je ne me suis jamais tout à fait remis.

Un disque important pour ne pas dire essentiel certainement l’un des quatre ou cinq meilleurs live de toute l’histoire du rock.

Jimbo